aphrodite
11-17-2009, 02:07 PM
Extraits du roman «Marie Antoinette, la mal aimée» de Horstense Dufour, Paris: Flammarion, 2001. C'est un extrait qui décrit la vie dans le château de Hofburg, à Vienne, où a vécu Marie Antoinette avec sa famille.
«À la Hofburg et à Schonbrunn, on se lave à peine. Madame mamam (la mère de Marie Antoinette) ne veut pas que sa progéniture ait une complicité suspecte ave le corps. Les bains sont un désastre pour la santé. La petite (Marie Antoinette) sent parfois mauvais. Marie-Caroline (la soeur de Marie Antoinette) aussi. Elles sont jolies et elles sentent mauvais. La toilette consiste en quelques ablutions d'eau froide dans une cuvette d'argent. En présence des ayas, toutes des vieilles filles ou des veuves revêches. On lave le visage, les mains, car le bas du corps est rarement visité...... La chevelure est soignée, elle fait partie des convenances. On la lave tous les trois mois au jaune d'oeuf. La poudre sert de nettayage à sec au quotidien»
On parle ici de la future femme du comte de Provence, frère de louis VXI.
«Du carrosse est descendue une malheureuse jeune fille encore plus laide que son portrait. Elle est mal vêtue, d'un vilain vert qui accentue le jaune bilieux de sa peau. La chevelure d'un noir sale, elle est muette, le front baissé, une épaule rentrée. On s'approche par politesse. Il y a quelque chose d'insurmontable dans sa disgrâce: Elle sent mauvais.
Elle est si sale (elle ne s'est jamais lavée), elle empeste fort, qu'au soir des noces Provence, par ailleurs, incapable de faire l'amour, est obligé de s'éloigner en toute hâte de la couche conjugale».
«Une foule de gens envahissent le château (Versailles). On interdit l'entrée du palais aux moines mendiants, aux chiens et aux rescapés de la petite vérole. Il n'est pas rare de voir des filles publiques dans les escaliers à condition qu'elles ne se livrent pas à leur commerce. Les badauds tête nue et sans épée sont refoulés, mais ils louent une rapière et un chapeau au gardien qui en fait grand profit. On a même vu dans les corridors des monteurs de singes savants et dans les escaliers une vache quand une princesse désirait du lait frais. On urine et on déférque régulièrement sous ces escaliers. «Les lieux n'existent pas», à la famille royale et aux plus huppés les «chaises percées» dont le contenu est déversé au hasard des rigoles entourant les communs. Versailles pue. Sans parler des déjections des petits chiens dont raffolent ces dames. On en a offert un, tout moussu de poils blancs, à la dauphine (Marie Antoinette),»:newklear_1::cwm24:
«À la Hofburg et à Schonbrunn, on se lave à peine. Madame mamam (la mère de Marie Antoinette) ne veut pas que sa progéniture ait une complicité suspecte ave le corps. Les bains sont un désastre pour la santé. La petite (Marie Antoinette) sent parfois mauvais. Marie-Caroline (la soeur de Marie Antoinette) aussi. Elles sont jolies et elles sentent mauvais. La toilette consiste en quelques ablutions d'eau froide dans une cuvette d'argent. En présence des ayas, toutes des vieilles filles ou des veuves revêches. On lave le visage, les mains, car le bas du corps est rarement visité...... La chevelure est soignée, elle fait partie des convenances. On la lave tous les trois mois au jaune d'oeuf. La poudre sert de nettayage à sec au quotidien»
On parle ici de la future femme du comte de Provence, frère de louis VXI.
«Du carrosse est descendue une malheureuse jeune fille encore plus laide que son portrait. Elle est mal vêtue, d'un vilain vert qui accentue le jaune bilieux de sa peau. La chevelure d'un noir sale, elle est muette, le front baissé, une épaule rentrée. On s'approche par politesse. Il y a quelque chose d'insurmontable dans sa disgrâce: Elle sent mauvais.
Elle est si sale (elle ne s'est jamais lavée), elle empeste fort, qu'au soir des noces Provence, par ailleurs, incapable de faire l'amour, est obligé de s'éloigner en toute hâte de la couche conjugale».
«Une foule de gens envahissent le château (Versailles). On interdit l'entrée du palais aux moines mendiants, aux chiens et aux rescapés de la petite vérole. Il n'est pas rare de voir des filles publiques dans les escaliers à condition qu'elles ne se livrent pas à leur commerce. Les badauds tête nue et sans épée sont refoulés, mais ils louent une rapière et un chapeau au gardien qui en fait grand profit. On a même vu dans les corridors des monteurs de singes savants et dans les escaliers une vache quand une princesse désirait du lait frais. On urine et on déférque régulièrement sous ces escaliers. «Les lieux n'existent pas», à la famille royale et aux plus huppés les «chaises percées» dont le contenu est déversé au hasard des rigoles entourant les communs. Versailles pue. Sans parler des déjections des petits chiens dont raffolent ces dames. On en a offert un, tout moussu de poils blancs, à la dauphine (Marie Antoinette),»:newklear_1::cwm24: